Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi

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Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi

Message par Tortimer le Sam 21 Avr - 16:57

Désormais accessible à tous les possesseurs de
Wii, Dragon Ball Z : Tenkaichi 2 n'est plus l'apanage des joueurs PS2.
Le public devrait d'ailleurs soutenir massivement l'excellent titre de
Spike qui nous est proposé ici dans une version légèrement différente
de l'originale. Si les nouveaux contrôles apportent des sensations plus
immersives, ils exigent également un apprentissage plus long, surtout
pour ceux qui découvriraient l'univers de Tenkaichi avec cet épisode.


Difficile
de s'y retrouver lorsqu'on évoque le cas de Dragon Ball Z en jeu vidéo,
tant le nombre incalculable d'adaptations sorties à ce jour est
impressionnant. Entre les épisodes carrément mauvais et ceux qui
méritent un peu plus d'attention, la qualité n'est pas toujours au
rendez-vous, et c'est la raison pour laquelle il était temps qu'un
développeur mette tout le monde d'accord avec un jeu capable de
convaincre à la fois les fans de la série et les amateurs de jeux de
baston. On peut dire, en effet, que Tenkaichi 2 possède réellement les
armes pour faire l'unanimité auprès du public, puisant le meilleur de
son prédécesseur et enrobant le tout d'un glaçage alléchant et
savoureux. Ainsi, bien que la frontière entre les deux Tenkaichi ne
soit pas particulièrement flagrante au niveau graphique, on relève un
soin visuel véritable qui se traduit par un rendu extrêmement fidèle à
l'anime et une recherche du détail qui fait plaisir à voir. Pas de cel
shading à outrance, aucune exagération des effets, une gestion
convaincante de la 3D, voilà ce qu'il fallait pour obtenir un résultat
qui donne envie de contempler le soft avant même de penser à y jouer.



Le premier Tenkaichi n'étant pas sorti sur Wii, il est probable que bon
nombre de joueurs découvriront l'univers du jeu par le biais de ce
deuxième volet. Certains risquent d'ailleurs d'être déstabilisés par le
gameplay du soft qui se distingue énormément des autres jeux de combat
en 3D, et qui oblige donc à prendre le temps d'acquérir de nouveaux
réflexes à force de pratique. Mais nous allons y revenir un peu plus
loin. Le titre nous offre ainsi la possibilité de fendre l'air à toute
vitesse en traversant les falaises si on n'a pas envie de les
contourner, ou de réduire en miettes les bâtiments d'un coup d'épaule.
Les environnements sont presque entièrement destructibles, nous donnant
une impression de puissance qui reflète parfaitement la démesure du
dessin animé et la violence caractérisant ces affrontements surhumains.
Déjà très vastes dans le premier opus, les arènes gagnent encore en
superficie, offrant une multitude de cachettes potentielles relatives à
la nature du terrain. C'est vrai que les frontières invisibles sont
tout de même présentes et qu'on aimerait bien les voir disparaître au
profit d'environnements sphériques qui permettraient de quitter la zone
d'un côté pour ressortir de l'autre, mais la sensation de liberté n'en
reste pas moins présente et appréciable. Il n'est pas rare de voir un
combat commencer sur la terre ferme pour finir sous la surface de
l'eau, après quelques altercations aériennes. Et si c'était déjà le cas
dans le précédent volet, le plaisir de jeu est renforcé par une bien
meilleure gestion des caméras. Concrètement, le soft joue beaucoup sur
les effets de transparence permettant d'offrir une lisibilité accrue
lorsqu'un personnage se retrouve projeté au premier plan. L'action
devient ainsi plus facile à suivre, renforçant d'autant la dimension
spectaculaire des combats.


Puisqu'on parle de spectacle et de démesure, quel meilleur exemple à donner que
celui des attaques ultimes ? A l'instar du fameux Genkidama, certaines
frappes ultra puissantes sont à même de ravager entièrement le décor,
pulvérisant carrément la planète pour remplacer l'arène de départ par
un environnement complètement apocalyptique. Et même si ces attaques
invraisemblables suffisent rarement à venir à bout d'un adversaire
coriace, elles vous donneront au moins un ascendant psychologique sur
lui par leur côté hallucinant. La puissance ne fait pourtant pas tout
dans Tenkaichi 2, et il faut aussi savoir ruser pour surprendre
l'ennemi en se camouflant à l'aide du décor. Le radar est toujours
primordial pour localiser la position de l'adversaire, le scan ayant
une efficacité variable selon la nature des personnages. Comme
toujours, les cyborgs ont l'avantage d'échapper au repérage par leur
absence d'énergie vitale, tandis que les combattants équipés de
détecteurs sont capables de vous trouver même si vous êtes camouflé par
un obstacle. Le fait de devoir parfois jouer au chat et à la souris en
plein affrontement est une composante essentielle de Tenkaichi 2, même
si le passage automatique entre le mode combat à distance et le mode
combat rapproché demande une certaine habitude.

D'une manière générale, le gameplay du titre s'avère bien plus complexe qu'il
n'y paraît à première vue, et il faut vraiment prendre le temps
d'assimiler toutes les étapes du tutorial avant de prendre du plaisir à
jouer. C'est d'ailleurs cette relative complexité qui pourra rebuter
les joueurs occasionnels peu patients, la prise en main étant loin
d'être immédiate. D'autant que cette version Wii renouvelle
complètement les contrôles de jeu, en faisant intervenir le duo
Nunchuk/Wiimote de manière intéressante mais néanmoins difficile à
appréhender. Si certaines techniques se déclenchent de manière très
simple, comme les fusions et les transformations, certaines attaques
spéciales requièrent des gestes précis qu'il faut apprendre à exécuter.
Le seul moyen de lancer un kamehameha est d'éloigner rapidement la
Wiimote, puis de l'approcher directement vers l'écran, tout en veillant
à ce que le pointeur apparaisse à l'écran. Autre exemple, le fait de
devoir agiter deux fois le Nunchuk avant d'approcher la Wiimote pour
recourir au Kaioken. Les autres attaques spéciales vous demanderont
plus simplement de faire sortir le pointeur d'un côté de l'écran puis
de le faire revenir au centre. Non seulement les contrôles varient en
fonction de la position du pointeur par rapport à l'écran (la garde se
fait automatiquement si vous faites sortir le curseur), mais il faut
également mémoriser les manipulations requises pour chaque personnage,
les directions n'étant pas les mêmes de l'un à l'autre. Malgré tout,
les problèmes de prise en main s'estompent à mesure qu'on assimile le
déclenchement de ces techniques et qu'on apprend comment vaincre son
adversaire à la façon d'un Tenkaichi. Dès lors, la richesse du système
de combat permet de varier son jeu à volonté en enchaînant les sprints,
esquives et autres combos aériens. Ces derniers sont d'ailleurs
vraiment jouissifs à utiliser, car il faut réussir à placer un
enchaînement de coups suivi d'un uppercut, et poursuivre l'adversaire à
toute vitesse afin de le rattraper à temps pour lui infliger une
correction supplémentaire. C'est ce genre de scènes stupéfiantes pour
un jeu de baston qui rend ce titre si fidèle à la version animée et si
impressionnant à regarder.

Les attaques de type Kikoha ne sont évidemment pas en reste, leur
efficacité étant à la hauteur de leur mise en scène exagérée, rajoutant
une pression permanente même s'il est parfois possible de les contrer.
S'ensuit alors une sorte de bras de fer assez brutal, au terme duquel
le joueur dominé se reçoit une déferlante d'énergie dévastatrice.
L'altération physique des personnages et la dégradation progressive de
leur tenue sont encore une fois prises en compte pour renforcer encore
plus la mise en scène. Un détail qui renvoie directement à la série
animée. A noter que cet opus nous autorise à user des transformations à
n'importe quel moment du jeu, une manipulation très simple permettant
de devenir Super Saiyen ou de se changer en gorille selon les cas. Un
nouveau système de relais permet même d'organiser des combats en équipe
où l'on peut changer de combattant à tout moment. Le soft réalise le
tour de force de réunir la quasi-totalité des personnages de l'univers
de Dragon Ball Z, avec pas moins de 75 combattants distincts. En
rajoutant les diverses variantes pour chacun d'entre eux, on arrive au
total inimaginable de 129 personnages, de quoi provoquer une syncope
chez n'importe quel fan lambda. Les développeurs sont allés piocher
dans tout ce qui touche à la série, aux OAV, à la période DBGT et même
aux films pour dénicher les personnages qui étaient passés à la trappe
jusqu'à présent. On se retrouve ainsi avec un éventail hallucinant de
protagonistes à débloquer, puisque seulement 25 d'entre eux sont
disponibles au départ. A noter que la version Wii comporte un
environnement supplémentaire ainsi que 6 personnages en plus à
débloquer avec des codes, dont le Très-Haut, Apur, Cyborg Tao Pai Pai,
Pilaf Machine et un soldat de Freezer.

A noter que, là encore, le souci du détail implique une gestion
différente des capacités de chacun. Par exemple, les personnages ne
sachant pas voler se mettront à agiter les pieds dans le vide pour se
maintenir en l'air, tandis qu'il faudra sortir les grands moyens pour
espérer égratigner un Saiyen transformé en singe géant. Ceci engendre
forcément une certaine inégalité des forces, mais ça n'est pas du tout
en désaccord avec l'oeuvre originale, donc pourquoi pas. Il me reste
peu de place pour vous parler des modes de jeu de ce Tenkaichi 2, mais
si j'ai volontairement privilégié les détails de gameplay, c'est aussi
pour vous permettre de découvrir le contenu de cet opus par vous-même.
Le mode Histoire est celui qui a subi le plus de changements et se
rapproche sensiblement de celui de Budokai 3 dans la mesure où l'on
peut choisir sa destination en contrôlant son personnage dans les airs.
Les phases de recherche sont réellement intéressantes dans le sens où
on peut s'écarter de la trame principale pour explorer des endroits
secondaires où sont peut-être cachées des boules de cristal ou des
adversaires optionnels. Les sagas proposées sont à la fois nombreuses
et longues à terminer, garantissant une durée de vie assez phénoménale
pour tout débloquer. A cela s'ajoutent le mode Tournoi qui prend en
compte les sorties de ring, et le mode Combat Ultime constitué d'une
multitude de parcours à débloquer. Et dites-vous bien qu'il y a encore
plein d'autres choses que je n'ai hélas plus la place d'évoquer ici.
Autant dire qu'il s'agit sans conteste de l'épisode le plus
indispensable de tous ceux qui sont sortis à ce jour, et sa venue sur
Wii est donc particulièrement appréciable.

Note :
Graphismes
17/20Jouabilité 16/20Durée de vie 16/20Bande son 10/20Scénario 15/20
Note Générale 16/20

Source : http://www.jeuxvideo.com

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